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ARTICLE PARU DANS LE RÉPUBLICAIN LORRAIN DU 26 AVRIL 2018
ESCRIME, SE RECONSTRUIRE APRÈS UN CANCER DU SEIN

 

 

 

Escrime, se reconstruire après une cancer du sein

Cet article est intégralement tiré d'un article paru dans le républicain lorrain datant du 26 avril 2018. Si vous voulez lire l'article original vous pouvez soit vous abonner à la version dématérialiséé du journal, soit le lire en version papier, disponible (pour sa verion dématérialisée) ici : Le républicain Lorrain.

 

 

 

Escrime, Républicain Lorrain.

Hélène Zannol (troisième en partant de la droite) est maître d’armes. Chaque mercredi matin, à la société d’escrime de Metz, elle dispense un cours pour des femmes sortant d’une opération de cancer du sein. L’objectif est de remobiliser leurs bras, et surtout de se réapproprier leur corps. Photo Anthony PICORÉ

 

Après une opération du cancer du sein, certaines femmes trouvent dans l’escrime un moyen de se reconstruire. Physiquement et mentalement. À Metz, l’atelier Riposte a été mis en place par la société d’escrime.

Ce mercredi matin, au complexe sportif Belletanche, quatre escrimeuses entrent sur la piste. Si les gestes sont un peu timides, c’est parce que les combattantes du jour ont débuté l’escrime la semaine dernière. Sous l’œil bienveillant d’Hélène Zannol, la maître d’armes, elles sont les premières à participer à l’atelier Riposte à Metz.

Chacune a subi une opération de cancer du sein récemment. Ici, toutes veulent se reconstruire. Physiquement, d’abord.

 

Escrime, Républicain Lorrain.
 
 
L’escrime leur permet de retrouver la mobilité du côté du bras opéré, explique Hélène Zannol. Le sabre est une arme légère, on donne des coups en latéral et il n’y a pas de brutalité. Pour les parades, on sollicite les bras dans tous les sens. Les gestes répétés leur permettent de reprendre possession de leur corps. L’opération qu’elles ont subie laisse des traces importantes. C’est essentiel de retrouver toute la mobilité, ne serait-ce que pour se coiffer, pour des gestes simples du quotidien.

 

Quand j’enfile le masque, je suis une combattante

Sarah, 43 ans, s’est inscrite après en avoir entendu parler à l’hôpital de Mercy.

 

Quand on a un cancer du sein, on pense qu’on va mourir... Ici, on se rend compte qu’on est encore vivante. Après la première séance la semaine dernière, j’avais mal partout. C’est une douleur qu’on peut identifier et qui est plutôt agréable en fait, par rapport à ce qu’on a vécu pendant un an. Physiquement, on ressent des choses. Ça fait du bien.

 

Pour se remettre de l’opération, Sarah teste plusieurs méthodes.

 

De la marche et un peu de méditation... Avec l’escrime, c’est la notion de combat qui m’intéressait. Quand j’enfile la tenue et le masque, je suis une combattante. Je me sens forte.

 

Car au-delà de la remobilisation du bras, l’escrime permet à ces femmes de retrouver l’estime de soi.

 

Le combat leur redonne confiance, estime Hélène Zannol. Elles ont une meilleure image d’elles. Elles vont au-delà de la maladie.

 

Pour Hélène, l’une des participantes, cet atelier entre dans un programme déjà bien chargé.

 

Je me suis mise à la natation, la marche nordique, la gym... et maintenant l’escrime. C’est à la Ligue contre le cancer que j’en ai entendu parler. J’avais ce besoin de me plonger dans plusieurs activités. Grâce à tout ça, j’ai oublié mon cancer. Ici, on y pense beaucoup moins et on peut parler à des femmes qui vivent la même chose.

 

Hélène Zannol met d’ailleurs tout en œuvre pour que les participantes se sentent à l’aise.

 

Elles sont habillées de la même façon. Leur pudeur est préservée et il n’y a aucune discrimination. Pour nous, en tant que maître d’armes, on doit apprendre à être patient, à faire les choses en douceur, ne pas les brusquer. On propose des ateliers avec des balles aussi, pour qu’elles retrouvent la préhension de la main.

 

Cette institutrice, qui pratique l’escrime depuis trente ans, est une passionnée. Elle s’occupe d’ateliers handisport dans les environs. Infirmière en service de réanimation quelque temps, elle est touchée par la cause de ces femmes.

 

C’est important pour moi d’être utile auprès d’elles. Ici il n’y a aucun jugement. Elles sont elles-mêmes. Des combattantes.
Escrime, Républicain Lorrain.

 

 

 

 

 

 

 

 

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